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L’Ecole des femmes: l’empowerment par la séduction

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PHENOMENAL FASHION

L’Ecole des femmes: l’empowerment par la séduction

C’est l’heure de réviser ses classiques : L’Ecole des Femmes, qui tire son nom de la pièce de Molière (dans laquelle un homme âgé veut épouser sa pupille ignorante dans l’espoir d’éviter l’adultère – et échoue) est une marque sexy, un peu couillue, issue tout droit de l’imagination de Laura Sfez, créatrice de mode basée entre Paris et Los Angeles. C’est complètement par hasard, en admirant le style personnel de Laura qu’on a appris l’existence de la marque – à base de robes à cols Claudine portées avec des dessous en dentelle, de jeans taille haute couplés à des tshirts façon Nouvelle Vague, de chemises en soie et de trenchs ceinturés… La quintessence du style parisien. Imaginez notre joie quand on a découvert que ses vêtements étaient aussi accessibles aux communs des mortels ! A accessoriser avec une cigarette au bec, un verre de champagne et une « moue à la française », of course.  Laura nous parle inspiration, séduction, et pourquoi LA ne sera jamais Paris (cela va de soi).

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Qui est la femme L’Ecole des Femmes?

C’est une séductrice, élégante mais dangereuse. Elle du courage, un vrai sens de l’humour et de l’aventure. Je l’adore.

Quand tu dessines, quelles sont tes réferences esthétiques?

J’en ai beaucoup en fait. Tout ce que je veux vivre et tout ce qui m’intéresse esthétiquement, je veux pouvoir jouer avec. Si un jour je veux me sentir aussi suave que Serge Gainsbourg, je vais créer une silhouette qui évoque cette idée. Mais parfois aussi je veux être le personnage objet d’amour dans un film que j’ai vu gamine et dont je ne me souviens plus du nom, mais qui m’a fait ressentir quelque chose. J’aime jouer des rôles, j’aime les personnalités, les personnages, les uniformes et les lignes nettes.

Tes vêtements sont à la fois classiques et un peu coquins. Comment tu arrives à cet équilibre?

Je ne fais rien de particulier, je me donne simplement la liberté de faire ce que je veux et ça donne ça, j’imagine.

Pour toi, la séduction est-elle une forme de prise de pouvoir?

La séduction est un pouvoir. C’est un choix. La séduction doit toutefois être naturelle, mais les vêtements que nous portons nous aident beaucoup à séduire. Ils sont une puissante forme d’expression, ce ne sont pas que des vêtements. Chaque vêtement a une histoire, vu que tout a grosso modo déjà été fait et que je n’invente rien. C’est une question de matière, de couleur, d’imprimé, de silhouette, de coupe… Toutes ces choses sont hyper importantes et liées à la séduction. Comme nos coiffures, expressions du visage, manières, les mots et la voix qu’on choisit… tout est expression.

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Quatre silhouettes signées L’Ecole des Femmes

Quelle est ton histoire?

Ah, ne me demande pas ça! Je viens de Paris et de Los Angeles, j’ai grandi entre les deux villes et j’ai une ligne de vêtements que j’aime appeler “indé”. Je ne me sens pas en phase avec les conventions de la mode actuelle et imagine mes propres règles au fur et à mesure.

Ça fait quoi d’être une Parisienne à LA?

Qu’importe ce que tu es ou d’où tu viens, à Los Angeles honnêtement tu es un fantôme. Je n’y existe pas, je vis ma vie et marche toujours seule, je n’ai jamais de connexions ou de rencontres. Paris est le contraire absolu, alors c’est vraiment dur d’être heureuse niveau sociabilité à Los Angeles.

La pièce de ta garde-robe dont tu ne peux pas te passer?

Mon trench.

Tu es très suivie sur les réseaux sociaux et es plutôt active sur Instagram. Quelle influence cela a t-il eu sur ton image de marque?

Une influence énorme. Instagram est un outil puissant et incroyable, et ça m’a aidé à toucher une multitude de gens. J’en suis vraiment reconnaissante. C’est grâce à Instagram que ma marque marche! C’est le plus gros microphone du monde en ce moment et j’ai envie de dire et de crier tout ce dont j’ai envie!!